Danemark

Arrivés sur l'île de Falster, nous suivons la côte est et sommes enchantés de découvrir une magnifique plage qui malgré les habitations, garde une allure très sauvage. Faisant abstraction de sa température de 15 degrés, l'eau calme et claire appelle à la baignade. Après une journée de relaxation au soleil, nous rejoignons l'île de Mon. A l'ouest, Mons Klint est une copie conforme de la falaise que nous avons visitée deux jours plus tôt en Allemagne. Dans les champs, il n'est pas rare d'apercevoir des faisans, lièvre et biches.

Après une journée sous la pluie, nous rejoignons Copenhague pour deux jours de balade. Le « Copenhagen City Camp » n'est de loin pas le plus feng-shui des campings, mais certainement le plus pratique par sa localisation. Dans le centre, ce n'est pas une course de vélo, mais simplement LE moyen de locomotion par excellence. Des pistes cyclables sont partout et aux feux, ce sont des pelotons qui attendent le passage au vert. Il y en a pour tous les goûts. Le vélo de course pour aller vite, le vélo de ville pour une position confortable, ou encore la version familiale à trois roues avec une grosse caisse intégrée pour transporter les enfants et les commissions. Pour ce qui est de l'équipement, bottes de pluie, pantalon et veste imperméables ainsi qu'une capote sur la caisse de transport sont de rigueur pour les intempéries faisant partie du quotidien. Sur les canaux, des péniches sont transformées en de véritables maisons flottantes, avec baie vitrée, jardin, terrasse et grill. Certaines sont même aménagées en hôtel. Nous découvrons le quartier alternatif de Christiania, ou une certaine idéologie s'est perdue dans le temps. L'herbe y est vendue à l'étalage. Dans le quartier, nous savourons de succulents plats dans un petit restaurant végétarien dans lequel nous nous sentons comment à la maison. Copenhague, c'est aussi l'occasion de revoir notre ami Claus. Il nous donne rendez-vous au jardin botanique pour une visite exotique, en souvenir de notre rencontre un an et demi plus tôt aux Galapagos.

La route pour Helsingor d'où nous prendrons le ferry pour la Suède nous donne vraiment l'impression d'être sur la route Suisse entre Genève et Lausanne. Des maisons plutôt luxueuses bordent l'eau. Sur l'autre rive de ce qui pourrait être le lac Léman, ce n'est pas la France, mais la Suède que nous pouvons déjà apercevoir.

Sur le ferry, il n'y a pas plus d'une dizaine de véhicules. Pourtant, le restaurant et les boutiques duty free sont bondés. Les Suédois montent à bord, consomment, font plusieurs aller-retours sur cette traversée qui ne dure que 20 minutes. Quand ils en ont assez pour leur argent, ils désembarquent, les bras chargés de packs de bières, sans même toucher le sol Danois.



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