Iles Galapagos

En pleine saison des pluies, nous n'avons qu'une idée en tête, rejoindre les îles Galápagos. A l'échelle des pays traversés en Amérique du Sud, l'étendue de l'Equateur est minuscule. Depuis la frontière de Huaquillas, en un jour et demi de conduite, nous traversons les étendues de l'Oro Verde, l'or vert se rapportant à l'exportation de banane, puis les montagnes dans la grisaille, avant d'atteindre Quito sous la pluie.

Dès notre arrivée dans la capitale, nous arpentons les agences touristiques à la recherche d'une éventuelle place sur une croisière de plongée rejoignant les îles de Darwin & Wolf. Sans même prendre la peine de se renseigner, certaines agences nous informent que les sept bateaux ayant la licence pour faire des plongées autour de ces îles sont complets pour les mois à venir. L'une d'entre elle nous confirme une cabine de libre sur l'Agressor, mais le prix proposé n'a pas de rabais last minute. Sur le site internet des différentes compagnies aériennes, les vols pour les jours à venir sont complets. En revanche, sur Expedia.com, non seulement il y a encore de la place, mais en plus ils sont meilleur marché. Avec patience, nous tombons sur l'agence « Galápagos Last Minute» qui nous dégote une place sur le dernier bateau de croisière de plongée mis à l'eau partant dans deux jours et en plus avec un bon rabais. Seul problème, nous avons acheté notre billet d'avion la veille pour un départ le 18 décembre sur Santa Cruz, alors que le bateau part de San Cristobal le 17 décembre. Grâce à l'efficacité de l'agence, nos billets sont changés dans la même journée et le lendemain, nous sautons dans l'avion pour le début des VACANCES !!!

C'est à notre arrivée à San Cristobal que nous découvrons le luxueux, resplendissant yacht Buddy Darwin sur lequel nous allons passer les 8 prochains jours. Ayant à peine sept croisières à son actif, l'équipement de plongée est encore neuf et il faut dire qu'ils n'ont pas lésiné sur la qualité. Des combinaisons semi-étanches de 7mm, gants, bottines et cagoule pour nous tenir au chaud, chaque plongeur est muni d'un drapeau et d'une radio étanche afin de pouvoir se faire localiser rapidement en cas de dérive due au courant. A bord, chaque chambre ressemble non pas à une cabine de bateau, mais à une véritable chambre d'hôtel avec salle de bain privée, douche chaude à volonté et écran géant. Sur le pont, des chaises longues et un jacuzzi sont à disposition pour se reposer entre les plongées. Le salon et la salle à manger permettent de se retrouver pour savourer les menus raffinés d'un super chef. Le bar composé d'une multitude d'alcool est libre, car ici, tout est inclus! Deux zodiaques permettent de plonger en deux petits groupes (de 5 personnes). Au retour de chaque immersion, nous sommes accueillis avec des linges CHAUDS. C'est du délire !!!

Bien que le yacht aide à rendre la croisière plus agréable, c'est pour la qualité des sites autour des îles de Wolf et Darwin (à 186 km et 229km, de la pointe nord d'Isabela) que nous avons cassé la tirelire. Après une plongée de mise en condition à deux pas de San Cristobal, nous mettons les voiles pour 12 heures de navigation nocturne jusqu'au site de Cape Marshall, au nord ouest d'Isabela. Au cours de nos trois immersions, nous sommes accueillis par des raies manta et mobula, des bancs de thons, de barracudas, de jacks ainsi que des otaries à fourrure plutôt joueuses.

Après une deuxième nuit complète de navigation, nous nous faisons réveiller par les cris des oiseaux logeant sur la caldera de l'ancien volcan de l'île de Wolf. Pour cette première immersion de la journée, ce sont trois magnifiques raies aigles léopards qui nous en mettent plein les yeux. A contre-courant, elles se laissent gracieusement déparasiter à quelques mètres de nous, en faisant du surplace. Nous reviendrons dans deux jours, mais en attendant, cap sur Darwin. En cette fin de saison pour l'observation des requins-baleines, nous ne nous faisons pas trop d'illusion quant à leur rencontre. L'Arche de Darwin est un monde fascinant. A une vingtaine de mètres de profondeur, nous nous installons comme au cinéma. Accrochés à de la roche volcanique, nous laissons défiler le spectacle sous nos yeux. Et quel spectacle !!! Nous découvrons des requins Galápagos, des requins soyeux et des requins marteaux. Ils attirent bien sûr toute notre attention et nous ne faisons même plus gaffe aux tortues en vadrouille, aux murènes nageant entre les rochers, aux poissons-trompettes et autres poissons tropicaux. Ce n'est que lorsque nous nous laissons dériver dans le bleu que nous apercevons l'ombre du géant, du majestueux requin-baleine tel un sous-marin ! Et pas n'importe lequel, des femelles que nous pouvons reconnaitre par leur énorme ventre portant des œufs. Le requin-baleine fait parti de la famille des requins et malgré sa taille pouvant dépasser les dix mètres, celui-ci n'est pas un mammifère. Au cours des cinq immersions sur ce site, nous avons vu à chaque fois entre deux et quatre requins-baleines. En plus de leurs chants nous accompagnant durant toutes les plongées, nous avons aussi la chance d'avoir la compagnie de quelques dauphins. Depuis le zodiaque, ce sont parfois les baleines pilote ou encore un orque qui nous surprennent.

De retour à Wolf, une armée de centaines de requins marteaux défilent pendant de longues minutes sans interruption. Après trois jours dans les eaux plutôt clémentes, notre sang est coupé par la fraicheur apportée par le courant Humboldt. C'est bien parce qu'il y a une vie sous-marine différente que nous nous mettons à l'eau à trois reprises à Punta Vicente Roca, au nord ouest d'Isabela. Nous découvrons le poisson-lune, ici appelé le Mola mola, un poisson d'une forme plutôt curieuse; de profile, il a un corps un peu ovale, il n'a pas de queue mais deux énormes nageoires, une sur le dos, une sous le ventre. Il mesure environ trois mètres d'une nageoire à l'autre. De face, il est tout plat et a une bouche avec des dents ressemblant étrangement aux nôtres. Ce poisson vivant habituellement à plus de 300 mètres de profondeur vient à la surface pour se faire déparasiter par les petits poissons. C'est aussi ici que nous découvrons le cormoran aptère, endémique aux Galápagos. Avec le temps, les ailes de cet oiseau se sont atrophiées. Ne pouvant plus voler, celui-ci se déplace sur ses pattes, puis plonge à plusieurs mètres de profondeur afin de se nourrir. Nous découvrons aussi les pingouins nageant à la vitesse d'une torpille.

Enfin, c'est à Cousin's rock, au nord de Santa Cruz que nous profitons de nos deux dernières plongées. On y trouve plus de corail, des poissons tropicaux, des raies, des magnifiques pieuvres et des requins à pointe blanche. Après 7 jours à essayer de se faire le pied marin, nous touchons la terre ferme pour la première fois afin de faire la connaissance des Tortues terrestres Géantes. Sur le terrain de cette ancienne ferme où elles furent autrefois chassées, les tortues broutent paisiblement et en toute liberté dans des pâturages verdoyants. Après une dernière nuit à bord du Buddy Darwin, nous retrouvons San Cristobal pour le réveillon.

Accompagnés de quelques amis rencontrés sur le bateau, nous restons deux jours sur l'île et y passons les fêtes de Noël en toute simplicité. Nous tombons sous le charme des otaries squattant les bancs, les pots de fleurs, les pontons et les trottoirs. Après une halte d'une nuit à Puerto Ayora, sur l'île de Santa Cruz, nous rejoignons Puerto Villamil, sur l'île d'Isabela.

Dès notre arrivée, nous sommes enchantés par la tranquillité de cet endroit. Il y a des kilomètres de plage de sable blanc et de roche volcanique où les iguanes de mer se dorent la pilule. Un chemin de 6 kilomètres pouvant être parcouru en vélo, mène au « mur des larmes », un mur qui fut construit par les prisonniers de la colonie pénale. Un sentier, passant à travers des tunnels de mangrove et des lagunes, mène au centre de reproduction des Tortues Géantes. Depuis l'introduction ce certains animaux comme les chiens, chats et ânes, la reproduction des tortues en milieu naturel n'est plus possible, car les prédateurs mangent ou détruisent les œufs. Afin d'assurer la pérennité de l'espèce, ce centre protège les œufs et les tortues pendant quelques années avant d'être remises dans leur habitat naturel.

Notre coup de cœur et passe-temps favori est le snorkeling à Concha y Perla. Le corail coloré est ici remplacé par de la roche volcanique et une combinaison de 3 millimètres aide à supporter la température de l'eau. Mais c'est justement pour voir des choses différentes que nous sommes dans ce lieu unique où nous pouvons jouer librement avec les otaries venant nous souffler des bulles au visage. On y trouve aussi une grande quantité d'énormes tortues marine que nous pouvons observer en train de manger des algues, se faire nettoyer par des dizaines de poissons ou encore, prenant leur respiration à la surface. Il y a aussi les raies marbrées se cachant dans le sable et les raies aigles juvénile nageant avec grâce. En prenant le temps de regarder entre les roches, nous découvrons un univers de poissons porc-épic, des petites pieuvres chassant les poissons, des bancs de barracudas, des étoiles de mer, des oursins et toutes sortes de poissons tropicaux venus immigrés dans les Galápagos. Avec beaucoup de chance, nous avons même droit à la visite du requin à pointe blanche et d'un serpent de mer. Nous apprenons à nager avec les iguanes traversant la piscine naturelle sans les effrayer, savons où observer la danse des petites crevettes transparentes et essayons de comprendre les horaires de jeux et de chasse des otaries, changeant selon les marées.

Fatigués des excursions sous la pluie, nos amis Sabine et Gérard se laissent tenter par le soleil Galápageño et nous rejoignent sur Isabela. Il ne faudra pas beaucoup de temps pour qu'ils tombent sous le charme. La curiosité de Sabine, grande plongeuse, nous permet de découvrir de nouveaux trésors, dont la cachette des requins à pointe blanche, accessible en quelques coups de palmes depuis la plage.

C'est finalement le 5 février que nous levons l'ancre d'Isabela, après un mois et demi dans ce milieu surréaliste. C'est le premier jour d'un long voyage qui commence pour nous. Destination : La Suisse ! La maman d'Aless est diagnostiquée avec une tumeur et l'envie d'être à ses cotés pendant le traitement devient la nouvelle priorité. Une embarcation nous mène à Puerto Ayora, sur Santa Cruz, où nous passons la nuit. Le lendemain matin, un taxi nous conduit jusqu'à l'aéroport de Baltra, de l'autre côté de l'île. Notre avion à destination de Quito fait une halte prolongée à Guayaquil pour cause d'entretien du tarmac, puis nous retrouvons notre van en pleine forme à Quito. Au petit matin, nous quittons la ville avant l'heure de pointe afin d'atteindre la frontière Colombienne.

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Galapagos, de retour un an plus tard

Après 4 h20 d'avion, un taxi, une nuit à Quito, un autre taxi, 3h20 d'avion supplémentaire, 15 minutes de bus, 5 minutes de bateau, 1 heure de bus, 2h30 de bateau, nous arrivons finalement sur Isabela. Nos amis Martine et Jean-Jacques (que nous avions rencontrés à Ushuaia deux ans plus tôt) sont sensés être aux Galápagos, mais où donc ? Dans notre hôtel bien sûr ! Quel plaisir de les retrouver. Avec l'aide de notre amie Jaci vivant sur l'île depuis déjà 17 ans, nous dégotons un petit appartement chez son voisin. Il s'agit d'une grande pièce avec 4 lits, une cuisine et une salle de bain, directement sur la plage. Dès le lendemain, nous déménageons avec nos amis dans notre nouvelle demeure.

Sans plus attendre, nous chaussons nos palmes, masque et tuba afin de leur faire découvrir la vie sous-marine de Concha y Perla. Après quelques jours, nos amis sont conquis par le rythme Isabeleño. En un coup de fil ils changent leurs billets d'avion afin de prolonger leur séjour. Durant une dizaine de jours, nous prenons plaisir à nous connaitre, à approfondir des discussions et cohabitons avec facilité.

Après le départ de nos amis, nous attendons l'arrivée de Luc, un ami Genevois de longue date. Il a réussi à organiser son voyage en fonction de nos dates, sans même nous en parler. Du coup, il se retrouve avec un hôtel payé d'avance sur l'île de Santa Cruz. Oups… Venir de si loin dans un archipel si magnifique, aux mêmes dates que nous, pour se retrouver si près mais si loin à la fois, il n'y a qu'aux Suisses que ça arrive… Luc décide de changer ses plans et nous rejoint sur Isabela pour une bonne semaine.

Quelques jours après l'arrivée de Luc, nous recevons notre ami Brésilien Marcello à l'embarcadère. Nous avions sympathisé avec Marcello un an et demi plus tôt à San Pedro de Atacama. En tant que biologiste, il a toujours rêvé de venir aux Galapagos et lorsque nous lui avons dit que nous allions retourner sur l'archipel, il a sauté sur l'occasion.

Cette année, nous lions particulièrement d'amitié avec notre voisine Jaci qui nous invite chez elle à faire comme chez nous. Souvent, nous déjeunons ensemble, nous faisons du volley, cuisinons des gâteaux et surtout, nous passons beaucoup de temps dans l'eau à observer la faune et à discuter du monde sous-marin.

Durant plusieurs semaines, nous redécouvrons l'île qui continue à nous dévoiler ses merveilles. Chacune de nos sorties à Concha y Perla nous révèle de nouveaux trésors. Malgré notre touchante interaction avec les lamantins en Floride, les otaries gardent une grosse place dans nos cœurs. Puisqu'elles aiment les jouets, nous leur tendons un tuba. L'une d'entre elles se jette dessus. Au nombre de touristes qu'elle a vu nager par ici, il ne lui faut pas long pour comprendre dans quel sens on tient le tuba dans la bouche. Tous les matins, nous lançons le jouet à l'eau en direction des quelques otaries et Sally la Snorkeleuse (c'est ainsi que nous l'avons appelée) s'empresse de le porter à la bouche en narguant ses amies. Elle prend même le soin de nous le remettre avant de reprendre le large.

Il nous aura fallut deux séjours sur Isabela pour finalement pouvoir organiser une sortie à Los Tuneles. Avec quelques amis, nous organisons un bateau pour un tour « privé ». Ce matin là, l'eau est tellement calme que l'océan s'est transformé en miroir. Durant la petite heure de navigation nécessaire pour rejoindre le site, nous pouvons observer des points noirs correspondant aux carapaces des tortues en pleine copulation. Nous avons aussi la chance de voir une raie manta, mais celle-ci disparait avant que nous ayons le temps de nous jeter à l'eau. Après avoir surfé la vague et passé le canal menant à Los Tuneles, nous naviguons avec précaution dans ce labyrinthe naturel. Quel spectacle. Quelle tranquillité. La roche volcanique forme des arches, des ponts, des chemins. Les cactus poussent au dessus, les coraux poussent en dessous. Les poissons juvéniles sont ici en sécurité pour se préparer à affronter la mer ouverte. Plusieurs heures dans l'eau avec les palmes, masque et tuba nous permettent d'admirer des bancs de poissons chirurgiens, requins à pointe blanche, plusieurs sortes de poissons-ballon, poulpes, murènes, otaries, raies… Pour couronner le tout, sur le chemin du retour, les dauphins montrent leur nez et après avoir sauté à l'eau, nagent quelques instants avec nous.

Au mois de février, c'est la période de ponte des tortues marine (tortue verte). A la tombée de la nuit, de préférence à marée haute, une promenade sur la plage permet d'observer le long processus (1h30 à 2 heures) de ponte. Un matin, après le levé du soleil, une tortue un peu tardive fini de recouvrir son nid à quelques dizaines de mètres de notre maison et nous permet d'assister à sa remise à l'eau.

Quelques jours avant notre départ des Galápagos, nous rejoignons Santa Cruz afin de faire quelques plongées sur le fameux site de Gordon Rocks, connu pour être une machine à laver où l'on peut observer des requins marteau. Sans trop d'attente, nous quittons Puerto Ayora à 5h du matin pour 40 minutes de route jusqu'au canal de l'autre côté de l'île. Il faudra ensuite 1h40 de navigation à bord d'un voilier (naviguant au moteur) pour rejoindre Gordon Rocks. C'est notre jour de chance, le courant est faible, la visibilité est assez bonne (env. 12 m) et les requins marteau, requins Galápagos, requins à pointe blanche ainsi que plusieurs sortes de raies sont au rendez-vous. Concentrés sur ces « gros poissons », nous ne prêtons même pas attention à l'abondance de poissons tels que les énormes bancs des barracudas, les poissons anges, les poissons hiéroglyphe, poissons scorpion… Nous revenons sur ce site le lendemain afin de faire deux plongées supplémentaires. Malheureusement, mon appareil photo n'était pas d'humeur à coopérer durant les deux jours de plongée. Impossible de prendre des photos du spectacle.

Nous profitons de notre séjour à Puerto Ayora pour visiter Tortuga Bay. Une bonne heure de marche est nécessaire pour atteindre cette petite plage complètement isolée et protégée des grosses vagues. A notre arrivée, un petit groupe de raies dorées nage à quelques mètres du bord.

Le lendemain, nous quittons les Galápagos pour rejoindre le continent. Arrivés à 15h à Guayaquil, nous déposons nos affaires à l'hôtel, puis partons à la découverte de cette ville que nous ne connaissons pas. En pleine ville, le parc des Iguanes abrite (vous l'aurez deviné…) une colonie d'iguanes terrestres en liberté. Les rois du parc se prélassent au bord d'une mare artificielle, sur les branches d'arbres à plusieurs mètres du sol ou encore sur le gazon immaculé. Nous continuons notre marche sur le Malecon 2000, une promenade aménagée au bord de la rivière Guayas. En ce dimanche après-midi, les animations se succèdent. Bulles géantes flottant dans un bassin d'eau, avec des enfants à l'intérieur courant tel des hamsters. Les bateaux offrent la possibilité de faire une ballade sur la rivière. Les terrasses grouillent de monde. Nous découvrons des coures intérieures fleuries. En quelques heures, l'idée que je m'étais faite de cette ville à complètement changée.

À 3h30 du matin, le réveil sonne, il est l'heure de prendre le taxi pour l'aéroport, destination Tulum.

Durant ce séjour, j'ai été confrontée à des situations et images concernant l'impacte de l'homme sur la vie sous-marine. Je suis bouleversée et me sent d'une grande impuissance face à ce monde si merveilleux et précieux que nous détruisons de manière indirecte et souvent inconsciente.

J'ai découvert les dégâts des hélices de bateaux sur une otarie agonisant d'une grosse blessure à la nageoire. Il n'y a pas de vétérinaire sur Isabela, « c'est la nature » disent les gardes de parc. Je suis écœurée. Une jeune otarie que nous baptisons Leonacita (petite lionne en Brésilien) est blessée au cou. Guidée à distance par une vétérinaire brésilienne (amie de Marcello), je décide de désinfecter la plaie en cachette durant deux semaines. Je me suis aussi retrouvée nez à nez avec une tortue marine dont la peau du cou était transpercée par un énorme hameçon que je suis parvenue à enlever facilement, sans la toucher, ni l'effrayer.

Voici une série de films documentaires révélant certains faits cachés par les gouvernements obnubilés par des profits plus alléchants que la conservation des espèces.

Les seigneurs de la mer : Un film sur l'importance des requins pour l'équilibre de l'écosystème et l'atroce réalité de la pêche aux ailerons. Cliquez ici pour visionner le film.

La baie de la honte : Un documentaire sur la provenance des dauphins des parcs aquatiques. Un film produit par le dompteur du fameux dauphin Flipper. Cliquez ici pour visionner le film.

Après s'être fait connaître dans les années 60 par la série Flipper, l'ex-dresseur de dauphins Ric O'Barry est aujourd'hui un défenseur acharné des cétacés.A Taiji,au Japon,il se mobilise contre le massacre de plusieurs milliers de dauphins par an, perpétré à l'abri des regards. Avec l'équipe de l'Ocanic Preservation Society,O'Barry entreprend de révéler la vérité sur Taiji au monde entier. Malgré l'hostilité de la police locale et des pêcheurs, O'Barry et ses complices réunissent une équipe de choc:cadreurs et preneurs de sons sous-marins,spécialistes d'effets spéciaux,océanographes et plongeurs en apnée réputés se lancent dans une opération secrète destinée à rapporter des images de la petite baie isolée...

Un jour sur Terre : Un documentaire sur l'impacte des changements climatiques sur quatre mammifères, dans les quatre coins de la terre. Cliquez ici pour visionner le film divisé en 6 parties.

Mermaid : Sirène en Anglais. Ce film parle de l'éventuelle existence des sirènes. Libre à chacun de croire ou pas à cette hypothèse. Personnellement, ce qui m'a choqué dans ce film sont les centaines de baleines et dauphins échoués aux quatre coins de monde, possiblement due aux essaies de sonars actifs de la marine. Cliquez ici pour lire un article à ce sujet. Et cliquez ici pour visionner le film en Anglais.



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